Dave Moreau réfléchit sur sa carrière militaire et parle d’apprentissage, de leadership et de deuil

Publié le 4 novembre 2021
David Pye, Conseiller en communications
David Pye
Conseiller en communications
Retour aux perspectives

Même si l’origine du jour du Souvenir remonte à 1918 à la fin de la Première Guerre mondiale, les leçons tirées des horreurs de la guerre n’ont malheureusement pas perduré. Le jour du Souvenir continue toutefois d’être une façon d’honorer les membres des forces armées qui sont morts au combat lors de cette guerre mondiale et des trop nombreux conflits qui ont éclaté lors de la centaine d’années qui ont suivi.RA2021_Img_Team8

Dave Moreau, vice-président principal, Secteur public, chez Alithya, comprend la pertinence du jour du Souvenir dans le contexte du passé, du présent et de l’avenir. Pendant plus d’une décennie, il a servi dans les Forces armées canadiennes, perfectionnant les compétences qui l’ont mené à Alithya. Alors que nous nous préparons en ce jour du Souvenir à rendre hommage à ceux qui se sont battus et qui sont morts pour leur pays, Dave Moreau aimerait nous rappeler ce que signifie cette commémoration.

Un officier et un gentleman

À 18 ans, Dave Moreau quitte la ville de Québec pour s’enrôler dans les Forces armées canadiennes. Au cours des quatre années suivantes, il étudie au Collège militaire royal de Kingston, en Ontario, et obtient son baccalauréat en génie électrique en 1992 ainsi que le grade de premier lieutenant.

En 1999, après avoir reçu le rang de capitaine, il devient conseiller en matière de stratégie et de gestion de projet dans le cadre du programme de recherche et développement des Forces armées canadiennes. Alors qu’une autre promotion qui le confinerait inévitablement à un emploi de bureau se dessine à l’horizon, Dave décide toutefois de quitter les Forces armées canadiennes afin de poursuivre sa passion pour l’ingénierie et la R et D dans le secteur privé.

« Dans le cadre de mon travail au sein des Forces armées canadiennes, j’ai rencontré un entrepreneur de R3D, se remémore-t-il. Je me suis joint à cette entreprise en juillet 2000, et 21 ans plus tard, je suis vraiment heureux de faire partie de la famille d’Alithya. »

Les leçons apprises

En combinant ses années de service militaire avec celles passées dans le secteur privé, Dave Moreau a tiré le meilleur parti des deux mondes afin de développer les outils et les compétences importantes qui ont défini son style de gestion à Alithya.

La préparation en soi, bien que nécessaire, ne suffit jamais pour gagner une bataille. 

– Dwight D. Eisenhower

« Dans l’armée, le leadership prend plusieurs formes, en temps de guerre comme en temps de paix, et vous vous concentrez sur le travail à faire, en veillant à ce qu’il y ait le moins de victimes possible, explique-t-il. Si vous appliquez cette même approche au secteur privé, vous vous concentrez sur le travail à faire tout en respectant la portée et le budget du projet, puis vous l’exécutez à l’intérieur du cadre du mandat. »

Le leadership, c’est l’art de faire faire à quelqu’un quelque chose que vous voulez voir fait, parce qu’il a envie de le faire, et non parce que votre position d’autorité peut l’obliger à le faire. 

– Dwight D. Eisenhower

« Les compétences en matière de leadership s’étendent à toutes les relations, que ce soit avec vos collègues, votre famille, vos amis ou toute personne avec qui vous interagissez, note Dave. Dans l’armée, vous apprenez rapidement que donner des ordres n’est pas nécessairement la meilleure voie à suivre, alors vous mettez moins l’accent sur le commandement et davantage sur le fait de devenir un orateur convaincant et un excellent motivateur. »

N’oublions jamais

Pour Dave Moreau, le jour du Souvenir est très personnel et émouvant. Il a visité les plages de Normandie et se souvient de son grand-père, un prisonnier de la Deuxième Guerre, qui, après son retour en 1946, n’a jamais connu la tranquillité d’esprit et a éprouvé des difficultés toute sa vie. Même si Dave n’a jamais reçu de tir, il se souvient d’amis qu’il a perdus en cours de route, qui sont partis vers des zones de conflit lointaines et qui ne sont jamais revenus. Il se souvient aussi de ceux qui sont revenus, mais qui n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes.

bigstock-Remembrance-Day-Poppy-Flower-W-331905145

Pour Dave Moreau, le jour du Souvenir signifie rendre hommage à chaque personne qui a porté un uniforme et qui a fait le sacrifice ultime, peu importe le conflit auquel elle a participé, des Première et Deuxième Guerres mondiales au Vietnam, à la Corée, aux Balkans, à l’Irak, à l’Afghanistan, au Rwanda et autres conflits. Il est également important de se souvenir des personnes qui sont encore avec nous, qui sont revenues avec des cicatrices de guerre physiques et psychologiques. À cet égard, au-delà du jour du Souvenir, Dave honore ces personnes en tant que membre du conseil d’administration de la Fondation CASA, un organisme sans but lucratif qui offre des services spécialisés dans la prévention et le traitement de dépendances. La participation de Dave au sein de cet organisme a aidé à la création d’un programme spécial destiné au personnel des forces armées qui continue d’être aux prises avec les effets débilitants du trouble de stress post-traumatique.

« Le 11 novembre, je peux tout aussi bien me souvenir d’une personne de 22 ans que d’un vétéran de 98 ans dont les médailles pèsent maintenant plus que lui, explique-t-il. Ils ont tous les deux le même regard alors qu’ils réfléchissent à ce qu’ils ont ressenti et aux personnes qu’ils ont perdues, et la douleur est la même, que cela ait eu lieu il y a 77 ans ou 7 ans. » 

En ce jour du Souvenir, Dave Moreau va penser à toutes ces personnes, tout en prenant le temps de relire In Flanders Fields (Au champ d’honneur), le poème intemporel que le Canadien John McCrae a composé depuis un champ de bataille de la Première Guerre mondiale :

Au champ d’honneur, les coquelicots

Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix;

Et c’est peut-être exactement où sera Dave.

« Ne me cherchez pas à la 11e heure du 11e jour du 11e mois, affirme-t-il. Peu importe où je serai physiquement, je serai ailleurs dans mes pensées, réfléchissant à tous les sacrifices consentis par ces personnes et leurs familles. »